jeudi 18 janvier 2024

Israël, Palestine, les durs écueils de la naissance, de la reconnaissance, du déni et du soutien

 

Alors qu’aucune sentence n’est encore prononcée, alors que ce procès intenté contre l’état d’Israël à La Haye fait encore se révolter la plupart des citoyens du pays et des juifs du monde entier, un article publié cette semaine dans ynet fait plus qu’afficher de l’optimisme, il célèbre l’événement.

Professeur Yuval Elbashan (professeur de droit et journaliste) souligne en quoi la participation du juge Aaron Barak à cette séance est en fait une victoire.

Une victoire pour l’individu dont la prestance est internationale, lui qui fut président de la haute cour de justice d’Israël, lui qui, bien qu’ayant été décrié par la droite pendant toute l’année 2023, à été désigné par le même gouvernement de droite pour représenter et défendre Israël, lui qui peut ainsi comme le décrit Elbashan, rendre aujourd’hui la pareille de la situation qu’il a lui-même vécue quand ce sont les soldats de la brigade juive qui vinrent le sauver, enfant rescapé des camps nazis, en 1945.

Il est celui qui va aujourd’hui en retour sauver ses frères juifs et israéliens, par son intervention, dans la décision que prendra peut-être finalement ce tribunal, mais encore avant par sa présence, par sa stature, par sa renommée internationalement reconnue.

Bravo à Elbashan, comme on le souligne dans le talmud,
איזהו חכם הרואה את הנולד le sage décèle le tout début des phénomènes (tamid 32, 1), bravo de savoir ainsi déceler le positif, si ce n’est le glorieux, d’entre les odeurs nauséabondes qui accompagnent ce procès.

Comme l’ont souligné les titres de la presse israélienne, comme l’ont remarqué et fait heureusement remarquer bien des commentateurs de par le monde, à peine trois mois après avoir essuyé les effets d’une barbarie que le monde aurait pu croire disparue, une barbarie ouvertement et objectivement assassine et génocidaire, encore avant que les effets annexes, les otages, n’aient été ramenés à la maison, encore avant que le monde ait réussi à leur faire distribuer des médicaments, c’est la victime qui est trainée devant la justice internationale pour génocide.

Bravo à Elbashan pour avoir su dépasser ce niveau d’offuscation qui submergeait tous et toutes pour voir en quoi cette guerre qui nous a été imposée, qui est déjà la plus longue d’Israël, qui est bel et bien une seconde guerre d’indépendance, une guerre pour le droit à exister, va en fin de compte profiter à Israël.

Le peuple d’Israël a déjà réussi par son niveau de réactivité, par la réunification devant l’ennemi de ses parties clivées, par l’esprit de solidarité qui s’est manifesté, à s’élever, à justifier les éloges qu’il mérite déjà de recevoir, pour la façon dont ce combat aura été mené.

On aimerait pouvoir déceler quelque chose de similaire ne serait-ce que sous une forme embryonnaire, au sein de la nation de ceux qui se sont ainsi répandus le 7 octobre sur les kibboutzim israéliens.

On aimerait pouvoir entendre émanant d’eux autre chose non seulement que de la haine, mais aussi que de la bassesse. Peuple dont les fanions ont été un simulacre de dirigeants politiques, avec un Arafat déguisé en soldat révolutionnaire, veillant à maintenir soigneusement en place la condition de misérable du peuple qu’il prétendait défendre, en ne leur developpant aucune structure, aucun bourgeon d’autonomie, tandis qu’ayant vraisemblablement détourné les fonds du soutien international vers ses propres poches il finissait sa vie multi millionnaire. Lui succédait un négationniste de la shoah diplomé, Abou Mazen, qui ne sut faire beaucoup plus que perpétrer le message de la haine et se construire un palais pharaonesque, perdant à Gaza la souveraineté au profit de la formation terroriste la plus vile, le monstre le plus primaire qu’ait créé le monde moderne. Le hamas, une formation qui sut consacrer des millions à la construction d’un gigantesque réseau souterrain dont pas une parcelle ne sert à la protection de la population prétendument affamée « par le blocus israélien », tandis que ses dirigeants voyagent de par le monde en jets privés de palace en palace, une formation qui sut faire renaître de leurs cendres les plus anciens et mythiques actes des barbares du monde abtique.

Le peuple palestinien (s’il existe) n’a-t-il rien de mieux à développer, à montrer, à atteindre ? Quand saura-t-il, lui et ses misérables avocats-conseil, avancer et protéger, et promouvoir le peuple dont ils se prétendent les défenseurs ? Eux qui savent surout les utiliser comme boucliers humains et comme signe de leur prétendue misère ?

On est en droit de se demander, au vu du si bas niveau (culturel, intellectuel, scientifique, économique) attteint par ses populations du vingt et unième siècle si, comme l’affirment certains, une hypothétique suprémacie islamique est vraiment en édification ou si n’est pas juste en train de se poursuivre, sous couvert de pseudo volontés de développement si ce n’est de débordement culturel, une corruption utilisée par quelques opportunistes grâce à laquelle ils s’érigent des palais tout en utilisant cyniquement et sempiternellement leurs pseudos populaces à leur enrichissement personnel tout en veillant soigneusement à les maintenir dans le caniveau.

Et qui sont ces pathétiques manifestants-défenseurs de la rue de la prétendue cause palestinienne sinon les dindons de toute cette farce ?

Tout ceci dépeint en fin de compte une situation d’otages. Malheureusement il n’est plus d’actualité ni de décence d’utiliser le concept au sens figuré…il y a eu trop d’otages, ont été exécutés au sens propre trop d’otages, il reste aujourd’hui plus de 120 otages au sens propre, et ils resteront le moteur de cette guerre tant que leur retour ne se sera pas opéré.

Alors, il sera peut-être possible de revenir à une utilisation du terme au sens figuré, de manière à décrire et fustiger les défenseurs sus-cités mais aussi les nations qui prennent fait et cause pour eux. Tous sont dupes, otages (sauf quand ils choisissent de se faire complices, parfois subventionnés pour agir comme tels) d’une gigantesque manipulation, une des plus grandes de l’histoire contemporaine.

 

mardi 19 décembre 2023

Tenter de dépasser la honte

Quelle honte ! 

 Quelle honte ce massacre du 7 octobre ! 

Et, n’en déplaise aux porte-paroles de la charité européenne que sont des Filiu, des délégués de médecins du monde, de la croix rouge, de l’ONU, NON quelle honte la guerre qui s’en est suivie. Ni pour les destructions, ni pour les pertes humaines. 

 Car est-elle là résumée toute la question de la honte ? 

 Ne manquent pas les voix pour critiquer le prétendu massacre commis par Israël, le « génocide » ( génocide d’une population croissant et multipliant décennie après décennie…) , les dégâts à l’agriculture palestinienne(toute l’agriculture du sud d’Israël n’a certes été endommagée par des chars étrangers mais elle est comme immobilisée du fait des suites du 7 octobre), les maisons détruites( plusieurs kibboutzim sont quasiment détruits par le 7 octobre), les enfants, les femmes(faut-il rappeler que des femmes et des enfants ont été kidnappés, violentés, assassinés, violées…?) , la population déplacée (plus de 200000 personnes en Israël ont été déplacées du fait de cette guerre et ne peuvent toujours pas, 75 jours plus tard, réintégrer leur domicile ), rien ni personne ne manque. C’est donc une honte. 

 On appelle internationalement à la honte d’Israël. 

 Et voilà qu’apparaît ce tunnel qui n’est pas un tunnel mais bien une ville souterraine, construite avec les millions si ce n’est les milliards de dollars et d’euros versés par compassion et mobilisation du monde entier pour « le pauvre peuple palestinien opprimé par un Israël représentant satanique de l’impérialisme colonialiste ». 

 La honte est bel et bien liée à quoi a été utilisé tout cet argent. Tandis que le même jour où apparaît la forteresse apparaissent aussi les chiffres des comptes en banque des dirigeants du hamas, ainsi que le détail des frais pharaonesques engagés pour toute cette construction. Ceci tandis que les pauvres palestiniens expulsés de leurs maisons détruites « par le méchant Israël » doivent rejoindre le sud de la bande de Gaza à dos d’âne, eux qui vivent dans des conditions de vie d’esclaves du dix neuvième siècle. 

 De quelle technologie bénéficie la population de Gaza gouvernée par le hamas depuis vingt ans ? La pauvre bande de Gaza « transformée en prison à ciel ouvert par le méchant Israël » ne dispose pas de technologie, les pauvres habitants de Gaza soumis à un véritable siège n’ont pas de quoi vivre décemment et souffrent de malnutrition et précarité économique (non depuis le 7 octobre mais de façon pérenne)…tandis que leurs dirigeants roulent sur l’or et construisent de véritables prouesses de technologie…à des seules fins de destruction. Non de résistance, de destruction. 

 Ils ne construisent pas ces forteresses souterraines au seuls nez et barbe des israéliens, ils le font au nez et à la barbe des crétins qui manifestent et pleurent en Europe et en Amérique sur le sort des pauvres habitants de Gaza, des pauvres enfants de Gaza, et qui versent des larmes et de leur argent pour…qu’il ne soit utilisé qu’à priver les habitants d’une croissance dont leurs grands-parents auraient déjà dû bénéficier. 

 C’est là la véritable honte. 

De continuer à fustiger Israël alors que sont découverts jours après jour encore un et un autre scandale de cette espèce. Armes dissimulées dans des services hospitaliers de prématurés, ouvertures de bouche d’accès aux tunnels derrière le lit de bébés dans les chambres d’enfants. Armes offensives, matériel de guerre trouvés dans une maison après l’autre, chez un habitant après l’autre. Usines de fabrication, rampes de lancements de roquettes placées à un mètre d’une école primaire ou d’un bureau de l’UNRWA (tout ceci prouvé, photographié, publié au cours des deux derniers mois). 

 Quelle haine d’Israël faut-il avoir pour continuer ainsi à ne rien voir de tout cela et à persister dans le même axe de critique de chaque pas fait par Israël ? 

 Le sacro-saint cessez le feu auquel appellent depuis le 8 octobre tous les pleurnichards et les perroquets antisionistes s’ils avaient été entendus aurait juste permis que l’on ne découvre cette forteresse qu’après qu’elle ait été utilisée à un autre 7 octobre. 

 Honte à ceux qui continuent ainsi à se masquer le regard. 

 Rien dans ce post qui n’ait déjà été dit, par des journalistes, par des politiques, par des intellectuels. La question qui subsiste est celle du comment. 

Comment est-il possible, si ce n’est par antisémitisme, de continuer à ne ni voir ni entendre ces tragiques faits, à soutenir ce soi-disant mouvement de libération de la Palestine? 

 Il y a ici un cas sidérant d’une population occidentale toute entière mobilisée au nom de la population palestinienne dans le soutien de tout un système aux yeux duquel la population n’existe pas. 

 Comment ces adeptes du « free palestine », slogan dont il n’y a plus à démontrer combien il est meurtrier, continuent à imputer à Israël la destruction actuelle et le nombre de morts ? 

Comment tolèrent-ils cette situation de l’existence d’une gigantesque ville souterraine (et ici je ne parle pas de la seule forteresse mentionnée plus haut mais cela inclut tout le gigantesque réseau étendu à toute la bande de Gaza) construite avec plus d’argent qu’il n’en faudrait pour nourrir tous les gazaouis, dans laquelle toute la population pourrait trouver abri ? 

Comment soutiennent-ils qu’une préoccupation de « résistance » passe avant la prise en charge d’une population durant trois quarts de siècle ? 

Comment justifient-ils le maintien si interminable par le pouvoir local de la condition de réfugiés ? Y a-t-il une population au monde dans laquelle on demeure réfugié trois ou quatre générations durant ? 

Comment enfin s’obstinent-ils à condamner les bombardements israéliens et à refuser de prendre en compte les bombardements (quotidiens, et potentiellement meurtriers si n’avait pas été développée toute une technologie pour réguler cela et protéger la population) sur Israël ? 

Comment, dans le cas de cette guerre soutiennent-ils la barbarie de prise de ces centaines d’otages, de leur séquestration en infraction aux règles élémentaires de la morale humaine, et de leur assassinat progressif, ainsi que le mode barbare et cruel de brutalité meurtrière tant à l’égard de l’ennemi que de quiconque ne se comporte pas comme souhaité parmi la population locale (exécution par des militants du hamas de gazaouis tentant de profiter de livraisons de vivres ou de carburant par camions )? 

 A mes yeux la population palestinienne est maintenue cyniquement dans cette situation par ses dirigeants ET par la mouvance qui défile aux appels free palestine. A mes yeux sont coupables du même cynisme et de cette situation, ainsi que du massacre du 7 octobre, les barbares qui les ont organisés et commis ET médecins du monde, la croix rouge, l’UNRWA ainsi que tous les partis politiques qui sont derrière cette mouvance. 

 Le refus d’Israël de se plier à cette absurde exigence de cessez-le-feu a permis la découverte de cette forteresse, a permis un nettoyage - encore loin d’être achevé - du monstrueux armement que recélait cette fourmilière. Puisse ce nettoyage atteindre le meilleur résultat possible. 

Cela s’impose comme préalable à toute action politique ultérieure. 

 Et demeurent malgré tout ce plaidoyer les non moins difficiles questions des terribles échecs du système sécuritaire israélien et surtout de la suite, quand se seront tus les canons. 

 Et cette suite ne pourra se réaliser que si cesse la honte. Si se profilent de véritables intentions de régler un problème que l’on prétend insoluble mais qui ne l’est que du fait du refus de cohabitation, exprimé et maintenu par les dirigeants palestiniens depuis le début du sionisme. 

 Une cohabitation qui de facto existe, et ne devrait que se normaliser. Mais ne pourrait se normaliser qu’au prix de bonne volonté…en lieu et place de ce soutien aveugle et meurtrier à l’antisionisme, à l’antisémitisme, à la maintenance de statut de réfugiés et surtout à la perpétuation de messages éducatifs dédiés à la poursuite du conflit. En lieu et place de cette obstination à condamner encore et toujours les implantations (que certains appellent colonies, la connotation négative est claire…) alors que le massacre du 7 octobre a établi bien clairement que l’opposition aux implantations ne procède que d’une stratégie globale visant à la disparition d’Israël. 

 Une ouverture possible de ce drame que nous vivons depuis bientôt trois mois pourrait être un nouveau re-départ. Non nécessairement revenir à la commission Peel, à San Remo ou autres étapes , mais repartir à la base : le peuple juif a droit à une terre, il est attaché de façon constante depuis trois mille ans à ce lieu du moyen orient. Ont toujours aussi vécu sur ce même espace de plus ou moins nombreuses populations locales, et de plus Jérusalem jouit d’un statut prédominant pour les trois religions, hébraïque, catholique et musulmane. 

Négocions la cohabitation, étant entendu qu’aucun des protagonistes ne vise ni n’œuvre à la disparition des autres. Une fois ceci entendu, une fois le retour à une dissension entre êtres humains, une fois dépassé le stade des comportements honteux, le reste est affaire de détails.

lundi 11 décembre 2023

La guerre et ses multiples aspects

La guerre est immonde.


Rien de neuf dans cette affirmation. Lévinas traitait magistralement de la moralité en temps de guerre dans sa lecture talmudique intitulée « les dommages causés par le feu » reprenant le texte talmudique venant développer une michna en apparence ne traitant pas le l’état de belligérance : « si un feu prend dans une meule…le responsable de l’incendie devra payer ». Et Lévinas de commenter qu’ainsi est la guerre, elle s’apparente au feu, elle est « feu », comme le feu elle tend à se répandre et est difficile à arrêter, elle est la situation où les soldats n’ont plus à entendre l’ordre spécifique de faire feu mais avancent arme à la main et font feu au besoin. Parce qu’ils sont en danger de mort. Et pourtant dit la michna, la conclusion de la michna exige la responsabilité de celui qui aura mis le feu. Même en situation de guerre et de chaos, il y a responsabilité.

La guerre est immonde et donne lieu à des excès. Mais si réfléchir sur la guerre à partir d’un texte traitant d’une situation pastorale est une extrapolation, exiger un cessez le feu dès que la guerre a éclaté ressortit à au moins de la naïveté, au plus, à de la mauvaise foi si ce n'est du cynisme.

Malheureux sont les habitants de Gaza, les palestiniens. Et pour la plupart d’entre eux, la vindicte s’adresse à Israël. Parce qu’Israël bombarde, et détruit, et fait des morts.

Mais y a-t-il dans cette situation qui s’est ouverte on ne peut plus concrètement par un massacre (des plus horribles que connait l’humanité, selon tout critère) et qui s’assortit de 240 otages, dont des bébés, des vieillards, des malades, des femmes, qui est en plus accompagnée d’un bombardement de roquettes incessant sur tout le territoire israélien (ces roquettes ne font que très peu de mort UNIQUEMENT du fait des capacités technologiques israéliennes qui permettent de les intercepter en vol. Non interceptée, une roquette peut tuer jusqu’à 10 personnes) y a-t-il une autre réaction possible que la guerre ?

L’Ecclésiaste dit qu’il y a un temps pour la paix mais aussi un temps de la guerre.

Toute personne de bonne foi ne peut proposer autre développement que la belligérance suite aux tragiques évènements du 7 octobre.

Peu suggèreraient qu’une petite opération militaire puisse suffire. 

Malheureux les habitants de Gaza, malheureux les palestiniens.

Malheureux d’être dirigés par des fanatiques, malheureux d’être soutenus par des populaces qui s’offusquent de l’opération militaire..mais seulement celle du côté israélien, certains après avoir tenu fermés yeux et bouche devant les massacres et la prise d’otages.

Malheureux d’avoir cru pendant un siècle que la seule réaction possible au sionisme était le refus obstiné et absolu et la résistance armée.

Le pays était alors peuplé de quelques centaines de milliers d’habitants de part et d’autre, et les palestiniens craignaient de s’être fait prendre la place.

Vivent aujourd’hui près de quinze millions de personnes sur la même surface, et il ne tiendrait qu’à l’acceptation d’une cohabitation pour que cesse le conflit. Le conflit ne perdure que du fait de l’opposition à l’existence même d’Israël («  free Palestine from the river to the sea » = disparition/élimination de l’état d’Israël).

Malheureux les palestiniens d’être endoctrinés à la crainte religieuse que les « juifs ne détruisent Al Aqsa » comme en sont persuadé les musulmans au sens large. Peut-être les destructions de ces deux derniers mois (destruction du parlement de Gaza, du palais de justice, de la place de Palestine, entre autres) leur montreront-elles que si Israël en avait contre Al Aqsa, celle-ci aurait été détruite depuis longtemps.

Malheureux les palestiniens d’avoir eu des dirigeants qui les ont maintenus au rang de réfugiés au lieu de leur construire un pays. Malheureux les palestiniens d’avoir bénéficié de la « protection » de l’UNRWA qui n’a fait que les berner et détourner l’argent qui était récolté pour eux vers les poches de leur dirigeants. Malheureux les palestiniens d’avoir des dirigeants aujourd’hui immensément riches tandis qu’ils n’ont pas d’eau potable. Malheureux les palestiniens d’avoir un réseau de tunnels souterrains de 500 kms, uniquement voué à la guerre, de ne bénéficier d'aucune protection. Il y a énormément de morts me dites-vous, mais pourquoi ne sont-ils pas dans ces fameux tunnels ? pourquoi ne pourraient-ils pas être à l'abri ? ils sont bien au contraire exposés par une force armée positionnée dans les écoles, les mosquées et les hôpitaux, et souffrent avant tout d’avoir des dirigeants qui utilisent la population comme boucliers.

Et malheureux les palestiniens d’être soutenus dans cette posture par les ânes du monde entier qui poussent des cris d’orfraie aux sons du canon mais ne savent rien proposer de responsable en échange.

Car les dénonciations actuelles de la violence armée sous couvert de discours humanitaires sont en réalité irresponsables. 

Il est irresponsable de soutenir le scandale de la corruption palestinienne, de prêter main forte aux accusations de vélléïté génocidaire à l’encontre d’Israël, prononcées par les mêmes personnes spécialisées dans le massacre. Il est irresponsable d'appeler à supprimer les jumelages avec les villes israéliennes, à accroître le boycott des entreprises israéliennes, d'appeler à condamner Israël pour crimes contre l'humanité, alors que le principal ennemi des palestiniens est l'entité qui les maltraite, les martyrisent de l'intérieur.

Les palestiniens ont vu leur population se multiplier énormément au cours du dernier siècle. Entre autres du fait de la croissance qu’Israël leur prodiguait. Les populations qui se sont engouffrées dans les béances pratiquées dans la barrière frontalière le 7 octobre sont venues prêter main forte et soutien à des barbares qui cherchaient à tuer pour tuer. Ceci est un acte génocidaire. Les mêmes qui n’ont pas condamné ces actes répêtent jour après jour qu’Israël commet un génocide à Gaza. Quelqu'un peut m'expliquer ce que je ne vois pas ?

Malheureux les palestiniens et irresponsable si ce n’est complice qui reprend ces accusations. 

Ne serait responsable qu’une attitude découlant de l’acceptation que ces deux entités, l’israélienne et la palestinienne, ont droit à exister. Serait responsable une attitude de dirigeants ou d’instance internationale qui oeuvrerait à cette coexistence, par exemple en veillant à une utilisation constructive des fonds, en veillant à éliminer l’enseignement de la haine. 

La guerre est immonde et les images d’humiliation qui l’accompagnent ne sont à l’honneur ou à la gloire de personne. 

Mais il reste 140 otages, et personne ne se préoccupe réellement de leur sort, et rien n’indique qu’autre chose que la force ne les fera revenir…dans l’espoir que les bouchers ne les auront pas assassinés entre temps. D'autant plus qu'aucune convention de Genève ne parait être prise en compte par qui que ce soit, d'autant plus qu'aucune croix rouge ou autre instance internationale prétendûment humanitaire n'agit.

Et il y a des réfugiés. A Gaza bien évidemment...mais aussi en Israël : plus de 200000 personnes n'habitent pas chez eux depuis plus de deux mois. Il s'avère qu'ils ne sont pas dans des tentes mais dans des hotels mais ceci ne tient pas à une donnée uniquement économique, l'ONU n'a pas moins d'argent qu'Israël. Les déplacés israéliens sont logés par le gouvernement c'est à dire en fait par les israéliens eux-mêmes...et ils ne sont pas pour autant moins réfugiés.

Et Israël continuera donc la guerre jusqu’au retour des otages et jusqu'à la sécurisation de sa population, parce que la symétrie ici n’existe pas : le hizballah fait des déclarations reposant sur la symétrie : « nous reculerons nos troupes si Israël recule les siennes au sud de Haïfa ». Cette déclaration n’est ni franche ni réaliste et personne n’est dupe. Israël ne menace en rien le Liban, tandis que le Hizballah est un avant poste iranien qui multiplie de façon constante les fins génocidaires, tente de s’armer encore et encore, creuse des tunnels…. 

La guerre continuera jusqu’à atteindre nos buts en vertu de la définition encore et toujours en vigueur : si les ennemis d’Israël déposent les armes, il y aura la paix, si Israël dépose les armes, Israël disparaîtra.




dimanche 26 novembre 2023

journal de la guerre du 7 octobre

 

Le tracteur tire une plate -forme et avance cahin-caha sur le chemin secouant les quelques vingt personnes assises à l’arrière, dans un magnifique paysage, sous un ciel bleu vif et un soleil bas.

Paysage israélien classique d’activité de kibboutz.

Pourtant les passagers ne sont ni des scandinaves des années soixante, en volontariat pour vivre « l’expérience kibboutz », ni de jeunes lycéens, ni des travailleurs thaïlandais, mais des soixantenaires et septentenaires locaux, des quatre coins du pays, eux-mêmes n’en revenant pas d’être dans cette posture « si quelqu’un m’avait dit que je serai à mon âge sur un tracteur » entend-on plusieurs fois au cours du trajet qui nous emmène à travers routes et champs.




Sur la route, on croise quelques barrages militaires, desquels les soldats sourire jusqu’aux oreilles nous saluent chaleureusement. Dans les terrains non cultivés en bordure, les chars qui étaient stationnés il y a encore quatre semaines ne sont depuis longtemps plus là, et la bande son est beaucoup plus dans les tons batterie que dans ceux des « allez allez mon troupeau » de Hugues Aufray.

Jours de bénévolat au kibboutz Karmiya, au nord de la bande de Gaza, dans laquelle Israël livre sa énième guerre contre les velléités de sa disparition, aux sons du canon.

Sont venus ce jour quelques quatre vingt personnes, de tous les âges et de tous les lieux ( un bus de retraités de la police, deux jeunes telaviviennes qui remplacent la plage par les champs et n’oublient pas de se protéger du soleil à grand recours de crème à bronzer, une famille religieuse d’une ville proche, deux belges venus pour une semaine faire du volontariat , et encore quelques autres dont notre petit groupe d’anciens eis…) à l’exploitation agricole organique installée là depuis son repli de l’intérieur de la bande de Gaza évacuée il y a 17 ans, et en grandes difficultés de fonctionnement depuis le 7 octobre dernier.

Ses quelques 150 employés (dont bon nombre de thaïlandais) se sont dispersés . Ne sont restés que les plus fidèles, parmi lesquels ces quelques bédouins des environs, et c’est avec l’aide du bénévolat que le patron tente de minimiser la catastrophe, encore accrue depuis la destruction de son usine de tri de légumes. Une machine de coût astronomique détruite par une chute de morceau de roquettes qui y a mis le feu.

Il raconte à la pause repas et la situation de l’exploitation et la vie ici quelques cinq kilomètres au nord de la bande de Gaza, juste au sud de la zone industrielle d’Ashkelon. Les roquettes ne tombent pas ici dit-il, elles nous passent au-dessus de la tête. Par contre, les batteries de dôme de fer installées non loin les interceptent juste au-dessus de nous et sont à l’origine de ces chutes. En cas d’alerte, il faut se coucher par terre les mains sur la tête..et prier pour que rien ne vous tombe dessus.

Le public, occupé à se refaire des forces avec le repas servi à la bonne franquette (viandes grillées, salades des produits locaux, le tout succulent) ne bronche pas. Tout au plus certains échangent-ils quelques regards mi figue-mi raisin.

La journée s’ouvre par l’accueil des volontaires « vous arrivez et vous repartez à l’heure que vous choisissez », par le sourire, l’inscription à fins d’assurance, et le briefing, fait ce jour par un septuagénaire volontaire lui aussi, mais sur place depuis un mois dit-il au passage, sur le bras duquel on aperçoit un numéro. Quoi ? Un rescapé de la shoah ? Mais quel âge a-t-il ? Et puis la position de son bras change et je peux lire le numéro : 7.10.2023….

La première serre dans laquelle commence le travail d’aujourd’hui est une serre de tomates. Notre accompagnateur - un français d’origine installé à Ashkelon - nous met en garde : « elles sont moches les tomates, la serre a souffert du manque de main d’œuvre. » Et de raconter comment l’exploitation est en difficulté…pour finir par avouer que sa présence ici est due à la fermeture - provisoire espère-t-il - de sa propre exploitation située, elle, à Kerem Shalom, à l’extrémité sud de la bande de Gaza.

Les tomates ont bien souffert, il ne reste plus rien à cueillir ou si peu…nous continuons bientôt dans un champ où nous plantons de la menthe, travail facile en apparence, prendre des brins de menthe, les dénuder un peu, les couper, puis les insérer dans la terre sableuse le long du tuyau d’irrigation. Trois heures plus tard, se relever est un véritable projet ! Qui me laissera des souvenirs douloureux plusieurs jours durant…




La journée de travail s’achève vers les deux heures de l’après-midi (mais le patron a bien précisé que qui veut rester jusqu’à cinq heures le peut, qui veut dormir sur place recevra un dîner et un petit déjeuner. Il le dit sur le ton de la blague mais il est sérieux.

Je repars, une caisse de légumes dûment payée dans le coffre, nos téléphones encore réglés sur le sud du pays font encore entendre quelques alertes d’envoi de roquettes, et les nouvelles que nous entendons pendant le retour parlent du retour espéré imminent des premiers otages à être libérés.

Tandis que certains de mes proches s’opposent à cet accord, qui serait scandaleux pour les extrémistes (libération de terroristes en échange, et interruption de l’action militaire..), qui serait maladraoit pour d’autres au plan stratégique, je pense quant à moi qu’un otage libéré…est libéré…et que ces libérations sont le seul but de cette opération militaire.

Notre principal objet en tant qu’Israël n’est pas de coloniser, n’est pas de dominer, n’est pas la vengeance. Notre principal objet est de vivre et de répandre le mode éthique enseigné par la Torah de la présence sur terre : le prix de la vie humaine et la libération d’un otage sont selon Maïmonide un des commandements les plus urgents de tout le codex.

La destruction du hamas est aussi importante si ce n’est vitale, mais elle n’est pas nécéssairement un projet militaire.

La bande du sud d’Israël restera un lieu de ressources agricoles, les habitations seront reconstruites et se développeront.

Les tracteurs se déplaceront sur les routes et entre les champs sans les bruits de bombardements. Puissent-ils transporter volontaires, lycéens et travailleurs de toutes les ethnies, mais…

Puisse la frontière avec la bande de Gaza être hermétiquement close, ne se réouvrir que sous plusieurs générations, à condition que le message éducatif ait été changé la-bas.

 

lundi 20 novembre 2023

les otages de l'antisémitisme

 

Nous vivons, nous israéliens, nous juifs, nous juifs israéliens des temps très difficiles depuis ce 7 octobre.

Temps de guerre.

Très difficile d’être en guerre, d’être en inquiétude, en incertitude, en attente d’informations, de dénouements. Et très difficile d’être « en guerre », c’est à dire en attente de victoire, en atmosphère de violence, de nouvelles répétitives de la mort d’un ennemi, d’un soldat, d’une victime.

Mais là n’est pas pour moi le pire. C’est une nouvelle guerre que nous n’avons pas initiée, elle n’est pas la première et fasse le ciel qu’elle soit la dernière mais tous savent que ces paroles sont un voeu pieux.

La guerre est une horreur mais elle n’est pas pour moi le pire.

Le pire est les phénomènes afférents. Le pire est l’atmosphère de haine qui ruisselle, qui parvient jusqu’à nous, réveil de l'antisémitisme, manifestations d'hostilité à Israël, alors que cette guerre nous a été imposée lors d'un évènement si rapidement gommé, alors que les otages sont encore en captivité, tandis que notre quotidien est tellement autre, tandis que notre quotidien illustre si tristement que le mécanisme automatique des habitants de ce pays est l’aide, le dévouement, le soutien, l’empathie.

Je suis bien plus tourmenté par ce qui accompagne cette tragédie des otages. Ce silence, ce déni, cet oubli.

Le fait que tant de gens aient pu ainsi si vite s’abstraire de cette horreur qui s’est déroulée aux yeux du monde le 7 octobre, horreur barbare, horreur de déchéance humaine si rarement atteinte, horreur des massacres et de la destruction, et horreur de la prise d’otages.

Il y a ainsi quelques 240 otages, de tous les âges ( il y a de tous petits enfants, il y a des personnes du quatrième âge, et tous ceux qui sont dans l’intervalle entre ces deux extrêmes), de plusieurs nationalités et religions, et ils n’en finissent pas d’être oubliés ou niés.

Encore hier, l’Autorité Palestinienne publiait un avis selon lequel l’aviation israélienne et personne d’autre était l’auteur des horreurs du 7 octobre. L’avis a été effacé quelques heures plus tard mais sans commentaire. Entre temps il avait été publié.

Et ce déni est la chose qui m’est personnellement la pire. C’est un déni que je ne peux analyser qu’en relation avec l’antisémitisme.

Même si je peux enrôler d’autres spectres d’analyse, me demander s’il ne s’agit pas ici d’un phénomène psychologique universel, qui pousserait le monde au déni par réflexe de survie, par incapacité mentale à garder en mémoire de telles horreurs, il me semble que dissocier cette indifférence et ce déni du paramètre antisémitisme serait plus artificiel que naturel.

Une étudiante israélienne actuellement en France pour un semestre dans le cadre d’un échange universitaire a été contactée pour intervenir dans les stages de formation des eis le mois prochain, et s’est adressée à moi pour prendre conseil sur le langage à tenir, sur la méthode par laquelle communiquer au mieux aux stagiaires le vécu israélien de cette guerre.

Alors qu’elle aurait eu tendance à enseigner le sionisme, à remonter à Ben Gourion, Golda Méïr et d’autres pour étayer son propos, je lui ai dit que par expérience je conseillerais de remonter bien plus loin. Je lui ai conseillé, si le stage doit avoir lieu la semaine où le peuple juif lira dans la Torah la paracha vayekhi, de commencer par vayekhi. De commencer par une paracha dans laquelle sont décrites les douze tribus d’Israël et de raconter cela, la genèse de ces tribus, avant de montrer comment le pays d’Israël a dans un premier temps été réparti entre ces douze tribus, le même pays que l’on nous conteste aujourd’hui, nous qui sommes les descendants de cette famille de Jacob.

Remonter à la Torah parce que j’ai moi-même vécu combien rattacher le présent à notre passé biblique est riche, suscite l’intérêt le plus profond, le plus vif et le plus authentique, et aussi parce que je pense que c’est de l’absence d’un tel rattachement qu’est né cet antisémitisme.

Comme beaucoup de gens, j’ai été effaré du fait divers Sophie Pommier. Et après avoir vu cette séquence et avoir eu l’impression que la femme qui criait « Israël assassin » après avoir arraché les photos d’otages du 7 octobre était une française du cru, image de la France profonde, j’ai découvert qu’elle n’est pas la femme de la rue, qu’elle est versée dans le sujet du moyen orient, au point d’avoir été contractuelle au quai d’Orsay, au point d’avoir écrit et publié sur le sujet.
Et j’ai découvert une analyse la faisant remonter à un certain Henry Laurens de qui elle serait l’émanation.

Je suis donc allé à la recherche de ce personnage, éminent universitaire, enseignant dans le lieu français le plus prestigieux, le collège de France, spécialiste de très haut niveau de l’islam, de l’orient, de la langue arabe. Je me suis installé à l’écouter et j’ai compris.

Pour cet éminent universitaire français, pur produit de l’école laïque et de la séparation de l’église et de l’état, l’histoire de la Palestine n’inclut pas (ou de façon très marginale peut-être : je n’ai pas écouté tous ses cours, lu tous ses livres) la Bible.

Ce qu’il se passe dans notre partie du monde est à ses yeux un phénomène avant tout politique, produit des conflits d’influence qui remontent à l’empire ottoman et aux années 1500 de notre ère.

La guerre actuelle serait le résultat d’un colonialisme, qui porte le prénom sionisme mais qui est avant tout une alluvion de cette gigantesque mouvance qui a empoisonné et continue d’empoisonner le monde.

Je sais qu’il y a aussi en Israël des citoyens dont l’israélianisme ne remonte pas à la Bible, mais outre le fait que très peu d’entre eux sont identifiés à une quelconque démarche colonialiste, ne les analyser qu’à travers le prisme laïque des évolutions de la politique internationale ressortit à une démarche au moins partielle si ce n’est partiale.

Les juifs ne sont en Israël QUE en référence à leurs sources bibliques. Situer la source de la création de l’état d’Israël dans la démarche sioniste de la fin du 19ème siècle, ou même dans les mouvements géopolitiques du bassin méditerranéen au 16ème siècle consiste à gommer l’historique du peuple juif.

Un Ariel Sharon, célèbre icône du monde israélien moderne, figure militaire aucunement religieuse, général devenu homme politique, clamait à qui voulait l’entendre que son livre de chevet n’était autre que la Bible. Le même Sharon (pour lequel je n’aurais pas voté pour un empire tant il était aux antipodes des idées que j’aime faire avancer par ma voix) est celui qui a fait se retirer Israël de la bande de Gaza en 2005, au nom de l’idéologie que « nous n’avons aucune vocation en tant que peuple à dominer un autre peuple » (sic).

Analyser lsraël au regard de la real politique du bassin méditerranéen revient à ignorer ou à scotomiser la composante juive.

J’appartiens moi-même à une famille qui vivait aux premiers jours du vingtième siècle dans une communauté hassidique de Pologne dont le chef spirituel, Haïm Israël Morgenstein, admor de Pilev, petit-fils du rabbi de Kotsk, avait écrit le premier livre religieux sioniste : « Shalom Yeroushalaïm ».

Je suis un juif qui lit et comprend ce qu’il lit au jour le jour dans le rituel de prières dont les textes sont une compilation pluricentenaire (et pour une part plurimillénaire : certaines parties de ce rituel étant attribuées à des personnages ayant vécu et exercé en - 500 ou plus loin encore) à base d’extraits bibliques et rabbiniques et il y est question de Jérusalem et de retour du peuple en Israël de façon omniprésente. La grande majorité du peuple juif prend part chaque année au repas de la fête de Pessah’, repas nommé « seder » au cours duquel on lit la fameuse hagadah de Pessah’ qui se termine par l’affirmation « l’an prochain à Jérusalem ». Les juifs les moins religieux, souvent appelés « juifs de Kippour », se sont trouvés au moins une fois dans leur vie à la synagogue à la fin du jeûne de Kippour, et la prière se termine par « l’an prochain à Jérusalem ».

Ne pas prendre en considération ce paramètre ressortit à l’ignorance ou à certaine idéologie.

Le catholicisme et l’islam ont oeuvré à déconnecter le peuple juif d’aujourd’hui, et partant, la population israélienne, des hébreux de l’Antiquité. Au lycée, en classe de 6ème, on enseignait l’histoire des hébreux comme peuple de l’Antiquité qui parlait l’hébreu, une langue aujourd’hui morte. Le message catholique classique est que les juifs ont été maudits de n’avoir pas reconnu Jésus comme messie et ont été de ce fait condamnés à l’errance. L’islam considère que le sacrifice raconté en Genèse 22 n’est pas celui d’Isaac, le deuxième des trois patriarches bibliques, mais Ishmaël, premier fils d’Avraham et père de l’Islam.

Il y a des gens qui ne veulent avoir sur les évènements du proche orient, sur le conflit israélo palestinien, qu’un regard géopolitique par ignorance. Par exemple si ils ont été formés à observer ce conflit à base des cours de leur classe de sixième, ou aux cours de certains professeurs illustres du collège de France.

Mais il y a aussi des gens qui ont choisi leur camp, qui ne veulent pas que cette histoire de l’Antiquité réapparaisse. À leurs yeux, qui la fait ressurgir est coupable et doit disparaître.

Ce sont ceux qui préfèrent les juifs morts aux juifs vivants, et certains parmi eux ont même des parents et un nom juif. Mais ils sont antisémites. Parfois en se leurrant et en étant persuadés de n’être qu’antisionistes, en tant qu’à leurs yeux le sionisme n’est qu’un colonialisme coupable, complice de l’impérialisme. Ils peuvent même avoir parmi leur famille des parents qui savent que les premiers juifs à s’être installés en Israël n’avaient pas un sou et seulement la peau sur les os et étaient venus au moins autant par rejet de leur pays que par sionisme idéologique et pseudo colonialiste. Ils savent que les juifs ayant eu des ancêtres en Pologne, en Allemagne, en Algérie, en Irak, n’ont pas quitté leur pays par choix et pour la plupart ne pourraient y retourner, ils savent que les israéliens n’ont atteint que tardivement un niveau de vie encore non au niveau européen mais s’en rapprochant, mais ils préfèrent gommer ces faits.

Ils gomment les faits qu’Israël encore faible et dèbutant a dû se mesurer à une guerre face à des ennemis qui souhaitent la disparition du pays et de ses habitants, Ils gomment aussi le massacre du 7 octobre, et les 240 otages de ces bêtes humaines que sont les hommes du hamas, qui ne se contentent pas d’installer des bases militaires dans les écoles et les hôpitaux de Gaza, mais qui savent assassiner comme l’a été Noa Marciano les otages dans un lieu qui est un lieu de soins médicaux.

Ils gomment parce que ces évènements sont l’anéantissement de cet enseignement universitaire en foi duquel le sionisme n’est que le coupable à combattre et à abattre.

Les évènements du 7 octobre 2023 sont une collision frontale avec leur idéologie. Il leur est plus facile de les nier que de les regarder en face. Ils préfèrent démoniser le sionisme, avaliser les accusations de Abou Mazen selon lesquelles Israël commet un génocide. Il est plus facile d’analyser de loin une situation, de qualifier le sionisme d’échec (puisque « plus de juifs en meurent en Israël que dans les autres pays ») que de regarder la société israélienne et ses qualités, de regarder les gens et de voir la société multiethnique et multiculturelle qui se developpe ici, incluant d’ailleurs les arabes. Ils préfèrent parler de génocide des palestiniens cinq minutes après le massacre à vocation génocidaire du 7 octobre tandis que la population palestinienne n’a fait que croître au cours des cent dernières années, ils préfèrent continuer à parler de vol de la terre, comme au début du vingtième siècle quand il y avait moins d’un million d’habitants en tout, alors qu’il y en a aujourd’hui plus de quinze millions, preuve incontestable qu’il y a ici de la place pour tout le monde. Ils préfèrent continuer à nier aux israéliens le lien au passé, à l’Antiquité, à la Bible, tandis que l’hébreu est ici parlé, écrit, développé, tandis que l’étude de la Torah et des textes s’y rapportant connait une expansion exponentielle.

Ce sont ces recours volontaires à la cécité qui constituent un des aspects de l’antisémitisme du vingt et unième siècle, quand on nie à l’autre son identité juive, l’identité qu’il proclame lui-même, qui me sont plus indigestes que la guerre elle-même, et contre lesquels il faut éduquer la génération montante.

 

vendredi 10 novembre 2023

Manifester face à la croix rouge ? contre l'antisémitisme ?

 



Aller à la manifestation ce soir à Tel Aviv pour exiger de la croix rouge qu’elle agisse pour les otages ?

ALLER À LA MANIFESTATION POUR RAPPELER À LA CROIX ROUGE LES RAISONS DE SON EXISTENCE ???

Et dans la même veine, rappeler à l’ONU les mêmes raisons ?

Le 7 octobre 2023, date qui restera dans l’histoire de l’humanité, a été commis un massacre tel que depuis Bab iyiar ou le darfour le monde n’en avait pas vu. Un crime contre l’humanité à vocation génocidaire ! 1400 personnes de toutes les catégories humaines y ont trouvé la mort, confirmant ce 21ème siècle comme présageant d’une violence pire que son prédécesseur. Civils et soldats, hommes et femmes, vieillards et adolescents, enfants et bébés, valides et invalides, israéliens et non israéliens, juifs et non juifs. Je ne reviendrai pas ici encore sur les détails : ils sont obscènes et peuvent troubler si ce n’est blesser qui ne fait qu’assister à leur simple énumération.

Le 7 octobre 2023, ont été pris en otages 244 personnes. Relevant de la même non catégorisation. Otages-échantillon de l’humanité entière.

Un mois après, 239 de ces otages sont encore au secret. Ils sont non seulement retenus prisonniers mais personne ne peut les voir, les compter, parler avec même un d’entre eux.

Depuis le 7 octobre, des milliers de roquettes ont été tirées, sont tirées au quotidien sur l’ensemble du territoire d’Israël. Ces roquettes sont tirées plus ou moins à l’aveuglette et le fait qu’elles n’aient fait jusqu’ici aucun mort est le produit de notre capacité, de notre volonté de protéger notre population, probablement ajoutée à une certaine protection divine.

Depuis le 7 octobre plusieurs centaines de milliers d’israéliens sont « déplacés » ne vivent pas dans leur maison. Une partie d’entre eux à cause du massacre du 7 octobre, une partie d’entre eux parce qu’Israël protège sa population

Mais la partie du monde relayée par les médias est surtout préoccupé du « massacre » si ce n’est des crimes de guerre, si ce n’est des crimes contre l’humanité, si ce n’est du génocide en train d’être commis par Israël à Gaza et veut avant tout que cesse la violence. La violence d’Israël.

On se rappellera que les mêmes médias ont filmé en live puis diffusé les horreurs du 7 octobre. Le sang des israéliens, paradigme du sang des juifs peut couler jusque sur les écrans et demeurer libre de tout devoir.

Il est vrai qu’un immeuble détruit par une bombe larguée d’un avion fait énormément de dégâts. Il est vrai que notre aviation a détruit des centaines si ce n’est des milliers d’immeubles à Gaza, et que montrer des images de ruines est très facile aujourd’hui dans Gaza.

Il s’avère qu’aucune de ces bombes n’est tirée à l’aveuglette. Le monde entier a entendu parler depuis dix ans déjà de la technique dite de « frappe à la porte » utilisée par tsahal. Avant de lâcher une bombe sur une cible, les habitants sont prévenus. Deux fois. Une fois par message, une fois par un premier impact non destructeur.

La « manœuvre » de Gaza, est violente. Elle vise à détruire et à rechercher. Détruire les 500 kms de tunnels militaires dont est truffée la Gaza souterraine. Rechercher les têtes à abattre et les têtes à sauver. La manœuvre de Gaza, puisque c’est ainsi qu’elle s’appelle, est ni plus ni moins chirurgicale. Le monde entier en est informé. Le soldat qui avance pas à pas est en communication directe et personnelle avec le pilote de l’avion qui le couvre, et ceci aussi est su. Et l’armée progresse malgré les enfants dans les bras de leur mère que le hamas leur met sans cesse sur la route, et ceci aussi est su…parce que cela a été filmé et montré.

Mais le monde qui a oublié le massacre du 7 octobre, qui a oublié les otages, qui a oublié leurs conditions de détention, qui a oublié les roquettes, cherche, comme il l’a fait depuis la shoah, à oublier que cette technique et cette éthique leur avaient été contées.

Tel Roger Waters (que son nom soit oublié), qui explique qu’Israël a inventé les détails du 7 octobre, le monde ne peut ni ne veut avaliser toutes ces données et se réfugie dans le mensonge et la falsification.

Que l’ONU n’ait pas banni le hamas et ses supporters, que quelqu’un adresse encore la parole sur la scène internationale à des chefs d’état qui dénoncent les génocides faits par Israël, que la croix rouge n’ait pas imposé au hamas, au monde de rendre ces otages - qui le sont au détriment de toutes les lois internationales, lois des crimes de guerre, lois des crimes de l’humanité, est tout bonnement inimaginable.

Et il faudrait manifester pour demander ?????????

La donne est sans aucune équivoque possible. Toutes ces aberrations ne peuvent être le fait que d’une chose.

Le monde ne protège pas les juifs, ne protègera pas les juifs, de la même manière qu’il ne s’est pas offusqué de la mise en œuvre de la solution finale, et ne s’est pas interposé.

Mais il faut appeler un chat un chat.

Ceux qui dénoncent le pseudo génocide commis par Israël, et qui ont surtout si vite mis de côté toutes exactions rappelées plus haut, ceux qui continuent d’agiter bien haut leur doigt accusateur contre Israël malgré toute l’information dont ils disposent, et entre autres les preuves innombrables que le hamas et ses supporters mentent, alors qu’Israël ne ment pas, ne pourraient échapper au qualificatif d’antisémite.

Antisémite Abou Mazen (que son nom soit effacé) qui a tranquillement soutenu une thèse négationniste et avec qui parlent les grands de ce monde (depuis la mort de son baveur prédécesseur ils sont dispensés de l’embrassade), antisémite et infréquentable à jamais, antisémite le chef suprême iranien, antisémite le président turc, antisémite le secrétaire général de l’ONU, et antisémites les petits acteurs de quartier, des humoristes de bas niveau aux représentants d’organisations qui même juifs s’affichent sans vergogne, l’écharpe hamas autour du cou.

Mais Israël depuis la gestation du peuple juif, puis depuis la création de l’état est porteur d’autres valeurs.

Nous ne nous abstenons pas de mentir pour respecter les lois internationales.

Les instances internationales ont suffisamment prouvé combien elles n’ont aucun poids.

Nous nous abstenons de mentir, de tuer aveuglément, par affiliation à la Torah.

Et Israël malgré l’immensité de cette tragédie du 7 octobre montre son visage de solidarité, de volontariat, de détermination et de vitalité.

Et comme le dit la belle chanson du folklore israélien, du film et du spectacle musical « halahaka » : « im zé tov veim zé ra, ein cvar derekh hazara ein cvar derekh hazara ».

Que ce soit bien ou non, qu’Israël ait été créée, que l’armée agisse éthiquement, que nous préférons la vérité au mensonge, et que les antisémites continueront de nous haïr, ne changera rien au fait que nous sommes là.

Et que ce pays renferme plus de qualités humaines et de raisons d’y bien vivre et même d’y prospérer, juifs ou arabes, religieux ou non religieux, habitants du centre ou de la frontière, sud ou nord, n’est plus à prouver.

Nous ramènerons les prisonniers, nous nous relèverons des traumatismes que nous aura causé le 7 octobre, que cela plaise ou non aux antisémites.

Le monde de la géopolitique d’Israël a été comme recréé depuis ce 7 octobre. Les palestiniens y ont laissé une quelconque légitimité à exister comme peuple. Pour le mal, mais peut-être aussi pour le bien.

Un bien qui proviendra plus du maguen david adom que de la croix rouge internationale aux bras liés et à la face bâillonnée.

Il n’y a pas à manifester ni pour supplier la croix rouge, ni « contre l’antisémitisme », il y a à agir, en tant qu’Israël.

dimanche 5 novembre 2023

chronique de Jérusalem - la version juive.

 

Samedi soir 4 novembre 2023, premier shabbat de novembre, quatrième de la guerre.


Presque incroyable d’écrire ces mots.


On a beau savoir qu’Israël a connu maintenant de nombreuses guerres, on a beau y vivre depuis quarante deux ans, on n‘avait pas encore vécu de véritable guerre.

On vivait au rythme des « opérations », chacune affublée de son nom plus ou moins imagé (« plomb fondu »), plus ou moins littéraire (« les raisins de la colère »), mais ce n’étaient pas des guerres. Opérations éclairs suite à tel ou tel enlèvement ou provocation.

On pensait avoir vécu la « guerre » du Liban, la première ou la deuxième, la « guerre du golfe », mais ce n’est que maintenant qu’on peut mesurer la différence.

Sans minimiser les autres, elles ne nous ont procuré que ce qui est avant-goût de ce que nous vivons ce dernier mois.

Le 7 octobre a été un événement dont il est déjà clair combien il s’inscrira dans l’histoire du moyent orient si ce n’est l’histoire du monde. Il a plongé Israël dans la stupeur et a créé un traumatisme qui nous accompagne depuis. Ce déferlement de barbarie à visage humain sur le sud du pays, sur ce qui s’appelait encore « la ceinture de Gaza », et qui a déjà été définitivement débaptisé encore le jour même, cette si gigantesque défaillance de nos systèmes de renseignement, de défense, d’écoute et de réaction, ont été sans comparaison avec des évènements précédemment vécus ou relatés.

Le monde a été aussi bousculé mais cela n’a été que le temps de quelques heures.

Depuis qu’Israël riposte, la presse et les hommes politiques de la plupart des pays savent surtout mettre en exergue les images de maisons détruites par les bombardements et les termes destruction, massacre, génocide, ne sont plus imputés qu’entièrement à Israël, les habitants de la bande de Gaza ayant reconquis instantanément leur sempiternel statut de malheureux, de misérables, de damnés de la terre.

Et c’est d’eux et surtout d’eux que parlent la presse et les haut-parleurs du monde soi-disant civilisé. Et ce sont les manifestations en soutien à Gaza qui sont l’activisme mentionné par la presse.

Du bas (et non du haut) de leur courte mémoire nous n’avons pas 1400 personnes assassinées le 7 octobre, bébés, enfants, jeunes femmes, vieillards, handicapés, civils, juifs et non juifs, assassinés aveuglément dans cette épouvantable actualisation de la férocité des mythes de l’histoire ancienne. Alors que Attila et ses huns se sont répandus sur notre territoire, nous qui avons été ce jour-là si impuissants face à eux. Un seul demi-jour d’inattention et tant de morts et de kidnappés ! Tant de sauvagerie..

À leurs yeux frappés de cécité sélective, nous n’avons pas 240 otages, aussi de tous les âges, de toutes les conditions, et de toutes les obédiences. Et nous n'avons pas d'enfants réquisitionnés ou appelés.

Nous avons de nouveau l’armée la plus professionnelle du monde, et donc la plus violente, et ce qui est au-devant de la scène est combien Gaza vit un désastre, un massacre, un génocide.

Et cela est scandé par les manifestations des rues parisiennes, londoniennes, newyorkaises et par ces champions des droits de l’homme et de l’humanisme que sont Erdogan ou Abou Mazen.

Champions de la cruauté quand il s’agit de leurs propres ennemis, mais aussi champions de la perversion de la langue. L’auteur d’une thèse négationniste « sait » quel est le véritable sens du mot génocide. C’est de lui qu’il faut l’apprendre. Celui dont le pays a perpétré le génocide du peuple arménien « sait » dire ce que sont les crimes contre l’humanité.

Nous avons le privilège d’avoir reçu de meilleures leçons.

Leçons de vocabulaire, mais aussi leçons d’humanité. Nous n’irons pas écouter les accusations couvertes ou découvertes du bon ton de la société européenne, et nous sommes tristes des vœux de paix incluant généreusement les deux côtés du champ de bataille. Parce que le seul message éthique qui ne soit pas obscène aujourd’hui est « qu’il y a un temps pour la guerre et un temps pour la paix » (Ecclésiaste 3, 8) et qu’aujourd’hui la guerre prévaut. Et aussi parce que « celui qui veut la paix doit s’armer pour la guerre » (si vis pacem para bellum).

On voit ici que nous sommes en guerre non par la multiplication des images de destructions ou des condamnations erdoganesques (ou mélenchonesques..) mais bien plus par l’ambiance israélienne.

Qui ne connait personne qui fasse du volontariat, qui en allant rendre visite ou pratiquer son métier dans les hôtels où sont logés les réfugiés ?

Qui n’est pas directement ou indirectement impliqué dans l’achat ou la revente de produits agricoles des régions frontalières du pays où la main d’œuvre a été assassinée (zone frontalière de la sinistre bande de Gaza), a pris la fuite ou a été provisoirement relogée ailleurs (zone du nord du pays, principalement du doigt de la Galilée) ?

Qui ne se trouve pas à prêter main forte en agriculture ? Je sais déjà beaucoup mieux qu’il y a un mois comment désherber un champ, conditionner pour la vente laitues ou fenouils, cueillir tomates ou poivrons…et je suis loin d’être seul quand je me programme une journée au kibboutz Karmiya.

À la maison, les portes sont relativement non cadenassées quand nous sommes de sortie, et fermées plus à double tour que jamais justement quand nous sommes à l’intérieur. « L’espace protégé » existant dans de nombreuses (mais en nombre encore insuffisant) demeures israéliennes est devenu espace de protection non uniquement contre les bombes lancées de loin comme on l’a toujours considéré mais aussi et de façon bien plus inquiétante contre les incursions à main armée…car qui n’a pas vu ou entendu les récits et les images des massacres du 7 octobre 2023 ?

Dans de nombreuses régions du pays, les journées et les soirées sont scandées par les alertes, heureusement le plus souvent suivies du boum de la destruction en vol du missile ou de la roquette.

Les écoles ne fonctionnent que partiellement : il faut ne pas faire entrer à la fois plus d’enfants que ne peut contenir l’abri.

À la communauté le groupe de soutien interfamilial a vu son activité se multiplier, à la synagogue, le nombre de fusils d’assaut dans la pièce, portés par des pères avec un enfant en bas âge sur le bras est aussi impressionnant et sans comparaison avec le vécu des trente dernières années.

Les journalistes et les politiques de la presse internationale préfèrent montrer encore et encore les ruines de Gaza et appeler encore et encore à la paix. Appeler à museler cet Israël assoiffé de sang. À l’empêcher de détruire Gaza et sa population civile. Vraiment ?

Les kibboutzim et autres villages qui ont été sauvagement et cruellement attaqués le 7 octobre, et pour certains amputés de plus de la moitié de leur population - civile pour le coup, une partie exterminée une partie kidnappée, étaient - et seront - habités par de nombreux pacifistes. Personnes actives au transport de malades depuis Gaza jusqu’aux hôpitaux israéliens, personnes ayant créé ou membres actifs de telle ou telle ong œuvrant pour la paix…Ces pacifistes, ces enfants, ces vieillards, ces invalides étaient autant de cibles des brutes de violence aveugle du 7 octobre .

Israël ne frappe pas aveuglément. Je connais suffisamment aujourd’hui de soldats, conscrits ou réservistes sous les drapeaux, au front ou en deuxième ligne pour croire aux récits, témoignages et déclarations de combat éthique non vengeur et pour prendre mes distances du fiel qui sort de la plume ou la bouche de ces détracteurs d’Israël.

Aucune idéologie juive (aux siccariotes de l’antiquité et à Kahana d’aujourdhui près) n’a jamais appelé à la violence, encore moins à la vengeance, et c’est encore ce que l’on entend aujourd’hui dans les lieux de réunion si on se donne la peine de bien vouloir aller écouter.

La prière du samedi matin est, dans notre communauté comme dans la plupart des synagogues du monde juif, accompagnée d’un discours en relation avec la portion de Torah lue la même semaine.

La semaine dernière, l’orateur, par ailleurs individu connu en Israël par ses interventions quotidiennes sur les chaînes radiophoniques, l’orateur lui-même directement touché par la situation voyait le lien dans la personnalité généreuse, altruiste et désintéressée du patriarche Avraham.

Le peuple juif est revenu habiter sur sa terre. Non du fait d’un quelconque message colonialiste mais bien dans la continuité du message transmis de parents à enfants de génération en génération « l’an prochain à Jérusalem ». Le peuple juif a dû faire face à plusieurs guerres d’extermination, la dernière en date faisant encore rage, et il continue à souhaiter la cohabitation, à ses kahanistes près. C’est ce son de cloche que l’on souhaiterait plus fortement exprimé par les médias, par les ambassadeurs officiels et officieux.